vendredi 4 décembre 2009
La voix de fourrure
Ce matin, c'était bien.
Mais après écoute prolongée, ce petit air de guitare, m'a fait penser à "In the Morning" de Junior Boys, ou le break est volontairement phoenixien (d'après Matt). Je me suis ainsi laissée tenter par une nouvelle écoute de Begone Dull Care et sa voix de fourrure ... Adieu Appaloosa, inévitablement.
mercredi 2 décembre 2009
Two Dots
mercredi 25 novembre 2009
Benefit of Doubt
Felps: ya tak toboy gorjuss!!
mardi 17 novembre 2009
Barbara
Traduit en France en 1941, Barbara n'a connu de réédition qu'en 1983 chez Actes Sud. Seul roman de Jorgen-Frantz Jacobsen, poète et publiciste né et mort aux îles Féroé, emporté par la tuberculose en 1938. Il en fait une peinture sociale de la société des îles Féroé, à la fin du XVIIème siècle. La carte des Féroé incluse n'est pas de trop pour comprendre comment se déroule l'histoire (bien plus que la préface de Dominique A).
Barbara est une femme fatale, 28 ans, veuve joyeuse de deux prêtres, foncièrement volage, impulsive, elle jette son dévolu sur Monsieur Paul, le nouveau pasteur de Vaago, fraîchement débarqué sur les îles Féroé. Le lecteur, les habitants, Monsieur Paul, Barbara elle-même, tout le monde devine la suite, la belle s'entichera d'un autre homme, et c'en sera fini de cette union.
Aucune considération d'ordre moral, ni le souci du qu'en dira-t-on, tour à tour capricieuse, manipulatrice, passionnée, inconséquente, elle ne se laisse guider que par son sentimentalisme, elle connaît sa faiblesse, la déplore, mais ne parvient jamais à la surmonter, comme si sa légèreté l'en empêchait, elle fascine les uns, scandalise les autres, sans l'avoir vraiment voulu. Barbara est le portrait d’une femme fascinante, mais très agaçante.
Bref, une histoire de coeurs brisés, et hormis la question pseudo-cachée sur la nature réelle de l'amour, la stabilité et l'indissolubilité du mariage, le seul truc qui m'a profondément touché c'est la connection avec Et Dieu créa la femme...
Barbara vit dans un port, chante et danse sur les tables, marche pieds nus, aime les hommes dans une communauté dure au labeur et traditionnellement très attachée aux bonnes mœurs... flippant!
vendredi 13 novembre 2009
Red Oak Way
Vous nous faites un flan sur Atlas Sound, plutôt bon album, j'avoue, mais Lotus Plaza, vous en faites quoi?
Factuellement, ce sont deux projets solos, de membres du même groupe !! Donc comment se crée la préfèrence pour l'un et pas l'autre? Si le seul featuring de Noah Lennox vous suffit pour favoriser Atlas Sound, c'est moche.
Comment vous-avez pu passer à la trappe de cet album en ces temps de revival Shoegaze?
C'est surf-rock-psychédelique-atmostphérique-méditatif ... (reproduction de l'utilisation massive de l'épithete chère aux chroniqueurs musicaux). Puis une cover ambiance nostalgie matinale Ricoré, ca saute aux yeux, c'est un signe, c'est catchy...
Avis aux parisiens, Lotus Plaza joue ce soir à l'Espace B, dans le 19ème. Sigh!
jeudi 12 novembre 2009
Videogioco
Rien à ajouter, une histoire cyclique, beaucoup d'humour, un format court... Efficace!
vendredi 6 novembre 2009
Un petit boulot
Hautement recommandable, le premier roman de Levison est un polar, pour rire. C'est très immoral, et ca on aime bien: un chômeur fraîchement largué par sa fiancée, harcelé par les organismes de crédit auxquels il doit de fortes sommes, il a vendu sa voiture, sa télé. Il a plus de 3 000 dollars de dettes chez son bookmaker, qui lui propose d’éponger ses dettes et de lui donner 800 dollars s’il accepte de tuer sa femme. Ainsi commence sa carrière de tueur à gages. Et il y prend goût à ce "petit boulot", non par plaisir, mais par désir du travail bien fait, par conscience professionnelle. Et il prospère.
Levison détaille bien les raisons économiques qui poussent Jake à accepter et à considérer ce travail comme un travail ordinaire. Travailler redonne à l’homme sa dignité, et si la seule tache qu'on lui fournit est de flinguer quelqu’un, alors, il faut accomplir son boulot le plus professionnellement possible, sans aucun problème moral.
Il rend palpable l'humiliation du sous-prolétariat : la rage de savoir qu'une décision financière sans aucun lien avec la réalité a entraîné la fermeture de l'usine locale, et a transformé cette cité comme une autre en friche industrielle, où quelques-uns essayent de survivre : "de fait, je n'ai plus de morale. Ma vie a été enlevée par un coup du destin, un caprice de l'économie, un trait de plume dans un bureau de New York. Ma ville est détruite, ma copine est partie, mes amis et moi sommes fauchés en permanence;" (p. 22). Le classe américaine?
Sur fond de désespoir social, Levison tisse le portrait d'un homme qui, après tout, ne cherche qu'un peu de bonheur, et qui doit son succès à ses références cinéphiliques. Il a appris à discuter avec les flics et à se servir d'une arme à feu en regardant des films, il nous apprends que le coup de l'oreiller pour étouffer un coup de feu, ça ne marche pas vraiment...
Iain Levison, Un Petit Boulot, Audiolib
jeudi 29 octobre 2009
Chicken
-> Pourquoi les groupes anglais on majoritairement un morceau comprenant le mot "Chicken"?
Serieusement, c'est intriguant... Y aurait-il un théorisation à faire du rapport entre la musique pop et la volaille? Ou encore une source d'inspiration fermière chez ses groupes? Seulement chez les sujets britanniques?
mardi 27 octobre 2009
François VS. Guy
Toutefois, comment fait-on quand on decède le même jour que quelqu'un de connu? On choisi en fonction de celui qui a le plus grand nombres de rues / gymnases / écoles à son nom?
Naivement, je pensais que François Truffaut, faisait partie des gens qu'on n'oublie pas, dont on celèbre les anniversaires de naissance ET de decès, cinéaste que le monde nous envie, que tous les étudiants en littérature s'imposent comme culture générale obligatoire...
C'est quand même la serial loose de se faire voler la vedette par Guy Moquet!
François 0 - Guy 1
dimanche 25 octobre 2009
lundi 12 octobre 2009
Hey People
mercredi 7 octobre 2009
Whitetree
vendredi 2 octobre 2009
Sylvie Fleury ... ou pas
L'expo Sylvie Fleury chez Mehdi Chouakri, c'est un miroir d’une société absorbée par son narcissisme. Elle même s’en amuse, au détour d’une cabine d’essayage - même la statue de la Liberté y a laissé sa robe et son diadème - d'un aileron de requin argenté ou de trolls aux yeux lumineux....
C'est pop, kitsch, mode, post-moderne, féministe...un peu tout ça, tout à la fois. Et ca dérange, me met mal à l'aise. Certes c'est sa plus-value esthétique et souvent vulgaire, son leitmotiv de mise en scène de l’univers de la consommation détournant les fondements de l'art moderne, par des œuvres dont l'impact visuel est primordial.
En utilisant une esthétique lisse, brillante, aseptisée ou aucun détail n'est négligé, tout est parfaitement ordonné, son geste artistique est tout entier contenu dans la transposition, de réflexes, de codes propres à d'autres domaines. Cette transposition se fait comme une évidence, mais c'est facile, sans volonté de réelle transgression. ... J'ai pas du tout bien comprendre!
L'expo. berlinoise n'est qu'une mise en bouche, le Mamco de Genève va présenter la plus grande expo jamais consacrée à Sylvie Fleury, Paillettes et Dépendances ou la fascination du néant.... Euh on verra!

mercredi 30 septembre 2009
Wall Street Village Day
C'est l'album le plus suprenant des Four Seasons, s'invitant dans une direction inconnue, impromptue, inattendue, comme si le groupe, indirectement influencé par les "nouveaux" groupes et sonorités du moment, se permettait une liberté jusque là reniée.
L'accueil fut pauvre, tout le monde s'attendait à un album chartant dans les tops. Toutefois, malgré le peu de reconnaissance commerciale, l'album devint quasi-culte, defendant le groupe comme leur période la plus ambitieuse. Mais surtout après que Lennon ait déclaré que c'était un de ses albums favoris...

Une bien belle cover... n'est-il pas?
Herzlichen danke Liebe!
vendredi 25 septembre 2009
Homeland
Il a embauché des ouvriers mexicains en tant qu'acteur et sujet de ses photos, les a positionné dans les banlieues de Californie, a dirigé leurs gestes et actions se basant sur ses propres souvenirs du foyer et sur leur interprétation de leurs expériences individuelles en tant qu'exilés... Ce qui donne une vision plutôt romantique des terrains de banlieues, chargé de métaphores (ramer sur une rivière...)

